Titre:
Aide-moi
Auteur:
Nicci French
Éditeur:
Fleuve Noir
Reliure:
Broché
ISBN:
9782265082229
Genre:
Roman policier - Espionnage
Parution:
mars 2007
Nombre de pages:
294
Prix:
37.95$
Présentation Holly Krauss vit à cent à l'heure. La trentaine, c'est une femme d'affaires ambitieuse, à qui tout sourit. Elle mène une vie de couple stable et heureuse. Mais ce n'est qu'un aspect de Holly. L'autre, c'est qu'elle prend constamment des risques et commet des erreurs de plus en plus graves et irresponsables, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Et quand ces erreurs commencent à s'accumuler, les deux personnalités de Holly se mélangent et sa vie échappe rapidement à son contrôle. Mais est-elle seule responsable de ce qui lui arrive ?
Première ligne du livre: Je suis morte deux fois. La première fois, j'ai voulu mourir. Je considérais la mort comme l'endroit où la douleur s'arrêterait, où la peur cesserait enfin. La seconde fois, je n'ai pas voulu mourir. En dépit de la douleur et de la peur, j'avais décidé que la vie méritait d'être vécue. Cette vie compliquée, angoissante, fatigante, merveilleuse, blessante, avec son lot de ratés et sa tristesse, avec toutes ses joies soudaines et inattendues qui vous font fermer les yeux et dire : «Raccroche-toi à cela, ne l'oublie pas.» Les souvenirs peuvent vous permettre de surmonter les épreuves. Danser dans l'obscurité, voir le soleil se lever, traîner en ville et se perdre dans la foule; lever les yeux et voir votre sourire. Vous m'avez sauvée quand je ne pouvais plus me sauver. Vous m'avez retrouvée quand j'étais perdue. Je ne voulais pas mourir, mais, en revanche, quelqu'un souhaitait ma mort. Il a tout fait pour que je meure. Je suis quelqu'un que l'on aime ou que l'on hait, manifestement. Parfois, la frontière entre ces deux sentiments est mince. Même aujourd'hui, alors que tout est terminé et que je peux regarder mon passé comme un paysage que j'ai traversé et laissé derrière moi, il reste des choses cachées, des secrets qui me dépassent. La mort vous emmène ailleurs. Tout seul, vous traversez une frontière où personne ne peut vous rejoindre. Quand mon père est décédé, j'avais seize ans. Je me souviens de l'après-midi de printemps de son enterrement. Ma mère avait essayé de me faire porter des vêtements de deuil, mais mon père avait toujours détesté le noir. J'ai donc enfilé ma robe rose, appliqué mon rouge à lèvres le plus vif et chaussé des talons hauts qui s'enfonçaient dans la terre molle. Je voulais avoir l'air d'une dévergondée, d'une putain.
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